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Vitré
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VITRE

Chef lieu de canton

Vitré en 2 mots

par Viande Paco

Vitré est une commune française, située dans le département d' Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Son nom breton est Gwitreg et son nom gallo est Vitræ. Vitré, ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de près de 17 000 habitants, aux portes de la Bretagne, à la rencontre de la Normandie, du Maine et de l'Anjou, a obtenu le label ville d'Art et d'Histoire du fait de son très riche patrimoine. Les habitants sont les Vitréens ou Vitréennes.

Géographie:
La ville est située sur les pentes du fleuve Vilaine et celles d'une dépression parallèle Est-Ouest qu'occupe la voie ferrée Paris-Rennes. Situé à l'entrée Est de la Bretagne, le pays de Vitré est traversé par la voie express qui prolonge l'autoroute A 11, tandis que l'autoroute des Estuaires. Comme dans l'ensemble du département d'Ille-et-Vilaine, les communes du pays de Vitré sont accessibles grâce aux voies express. Vitré est la ville-centre d'un territoire d'environ 90 000 habitants, territoire qui s'étend sur sept cantons(Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers).
La superficie de Vitré : 3 719 ha.
L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 m (place de la gare). Le point culminant, 127 m, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie.
Le point le plus bas, 67 m, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade.

Histoire:
Il semblerait que le site de Vitré fut occupé dès l’époque gallo-romaine. Le nom de Vitré viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victor ou Victrix, le nom du propriétaire d’un domaine gallo-romain se situant dans la région.

L’an 1000 marqua la naissance de Vitré.Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix. Le château est incendié à plusieurs reprises, puis légué aux moines bénédictins de Marmoutier. Un autre château en pierre (voir Château de Vitré), signe de richesse relative du seigneur, est construit en 1070 par Robert Ier sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine.

Puis, au XIIIe siècle, le château est agrandi et est doté de puissantes tours et de courtines. Il épouse la forme triangulaire de l'’éperon rocheux, sur lequel il est construit à la manière des châteaux de Philippe Auguste. C’est aussi durant cette période que le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau Est. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close.

Au XVe siècle, Le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières.L’actuelle Place du Château était l’avant-cour et donc la partie intégrante du château. La Place Notre-Dame était occupée par une halle nommée la Halle aux Toiles. La présence de halles est synonyme de dynamisme. Vitré, ville prospère depuis le XVe siècle, fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance…
Vitré était une ville avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIe siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe. Ce marché se faisait via le port de Saint-Malo qui commerçait avec les comptoirs d’Amérique du Sud et de toute l’Europe notamment avec la Hanse (grande et puissante association commerciale de l’Europe septentrionale au cours du Moyen-Âge). Cela explique les maisons, les grands hôtels particuliers et les éléments Renaissance ponctuant la ville close (Hôtel Ringues de la Troussannais ou encore, l’absidiole du château). Cela montre bien la richesse de ces « marchands » associés en confréries. D’ailleurs, le premier français à avoir fait le tour du monde est un Vitréen nommé Pierre-Olivier Malherbe. Cela montre bien l’ouverture de la ville sur le monde.Aussi, Henri IV passa à Vitré en 1598. Il était frappé par l’opulence de ces bourgeois vitréens et se serait exclamé : « Ventre Saint Gris, si je n’étais Roy de France, je voudrais être bourgeois de Vitré ! » [sic].
Les réunions des États de Bretagne urent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé. Madame de Sévigné avait à cette époque, une résidence dans les environs de Vitré: Le Château des Rochers. Elle assista à ces États et fit de nombreuses références dans ces fameuses lettres.

C’est au cours du XVIIe siècle que les barons de Vitré désertent Vitré pour préférer la Cour de Versailles, qui est à la mode. La ville perd sa notoriété et devient une ville un peu endormie dans ces remparts au centre d’une campagne active.
Cette situation dura tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle. Par ailleurs, la fin du XVIIIe siècle sera mouvementé par la chouannerie, marquant la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : Avoir le rôle de sous-préfecture.

Sans doute pour préparer cette arrivée, la ville décida de détruire les fortifications sud de la ville moyennant de désenclaver la ville close et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Cela a permis une urbanisation vers le sud de la ville close. C’est à cette époque que l’on traça les grandes artères.
Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction, cette fois-ci, de Fougères sera ouverte au public en 1867, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close.

Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne à l’architecture évocatrice que l’on peut retrouver à Rennes avec la caserne Mac Mahon ou encore la caserne Eblé à Angers. Il s’agissait du 70e Régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée.

C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les trente glorieuses », Vitré a connu le phénomène d’exode rural massif comme les autres villes de France.

De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville.

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