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Corbigny
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CORBIGNY

Chef lieu de canton

Corbigny en 2 mots

par son office de tourisme

Corbigny, histoire de la ville
Le pays corbigeois est situé dans cette partie du lias, retombée géologique au bas du massif du Morvan, terre fertile s’il en fut, parcourue de maints cours d’eau, propice à la culture des céréales ainsi qu’à la création de grandes prairies d’embouches propres à l’élevage des bœufs blancs venus du Charolais que chantèrent nos poètes locaux.
Corbigny, en des temps reculés, put servir de halte aux tribus gauloises. L’une d’elle nous laissa son cimetière sous l’Hôtel de Ville actuel où reposaient des squelettes de grandes tailles et leurs trophées de chasse ainsi que d’autres, du côté de Marcy, le cou orné du torque de bronze.
Les temps passèrent. Un certain Corbon, gouverneur du pays au VIIe siècle, fonda une « villa » sur les hauteurs. Riche domaine où le propriétaire, aidé de ses serviteurs, détenait, entouré de ses terres, tout ce qu’il fallait pour vivre en autarcie.
Corbon avait un fils, lequel abbé de Flavigny, en Côte d’Or, devenant un jour son héritier projeta de fonder sur les terres paternelles, un prieuré, filiale de Flavigny.
Cela ne se fit pas en un jour. De pourparlers en autorisations royales les fondations s’élèvent en 864, la première communauté s’y installe, un prieur et douze moines, c’est la règle, toujours sous la dépendance de l’abbé de Flavigny.
Mais on ne tarde pas à s’apercevoir que la distance est bien longue.
En effet, chaque année le prieur doit s’y rendre, y séjourner quelque temps. Sans compter que si la communauté a la jouissance du domaine, elle paie une redevance annuelle de nature et en espèces. Elle est tenue de fournir des étoffes de laine en décembre et de subvenir deux fois par an aux frais du repas des moines de Flavigny. En échange, on met en commun les bonnes œuvres et les prières.
Que devient Corbigny ? Qui dit abbaye dit reliques. On en fit venir de Touraine, ou de Tournus on ne sait plus trop, celles de St Léonard et Corbigny devint Corbegni les St léonard. Quelques miracles survenant à point, le chemin de Compostelle, les pèlerins affluèrent. Les maisons édifiées autour de l’abbaye ne suffirent plus. On traversa l’Anguison, au delà c’était un marécage, on bâtit les substructions nécessaires, quelques maisons du centre ville ont encore leurs fondations sur pilotis. La ville se mit à exister. Une ville prospère.
Qui dit aisance dit rivalité. Les grandes Compagnies ravagèrent, on eut maille à partir avec les Armagnacs – Corbigny tenait pour les Bourguignons– il fallut songer à fortifier.
Quatorze tours, cinq portes. A partir de cette époque Corbigny ressemble à ce qu’elle sera au cours des siècles suivants, tout au moins jusqu’à la Révolution. Entourée de murailles, face à celles de l’abbaye mais moins élevées, cette dernière entendant bien qu’on ne mit pas en doute son pouvoir spirituel, ainsi d’ailleurs que temporel . Corbigny vivant dans sa mouvance faisait valoir ses possessions de la même manière que la noblesse régnait sur ses domaines.

Les fortifications élevées aux frais des habitants n’impressionnèrent guère les protestants qui en 1563 conquirent la ville, il est vrai par surprise. Ils tinrent le haut du pavé jusqu’à la fin du siècle et au delà. Gens de savoir, éclairés, ceux ci formèrent à peu près tout ce qui comptait de notables. Ces temps anciens nous ont laissé quelques belles demeures.
Quant à l’abbaye, entre temps devenue royale et passée sous le détestable régime des abbés commandataires, vivants à Paris et se contentant de passer une fois l’an pour récolter les bénéfices, il en alla ainsi jusqu’à la Révolution. La dernière modification des bâtiments date de 1754, les travaux n’étaient pas terminés en 1789, il y restait quatre moines.
Ainsi au long des siècles, séparées par l’Anguison, leurs fortifications se faisant face, l’abbaye et la ville partagèrent-elles heurs et malheurs.
Aujourd’hui il n’y a plus de murailles, la ville est toujours là, vivante. L’Anguison l’enserre mollement et permet à la vieille dame fatiguée qu’est devenue l’abbaye de contempler de l’autre côté quelques restes des temps révolus : trois tours massives, celles du quinzième, deux rondes et une carrée qui ont l’air revenues de tout et, de l’autre côté de l’eau, patientent en se disant que tout a une fin.
Le pays corbigeois est situé dans cette partie du lias, retombée géologique au bas du massif du Morvan, terre fertile s’il en fut, parcourue de maints cours d’eau, propice à la culture des céréales ainsi qu’à la création de grandes prairies d’embouches propres à l’élevage des bœufs blancs venus du Charolais que chantèrent nos poètes locaux.
Corbigny, en des temps reculés, put servir de halte aux tribus gauloises. L’une d’elle nous laissa son cimetière sous l’Hôtel de Ville actuel où reposaient des squelettes de grandes tailles et leurs trophées de chasse ainsi que d’autres, du côté de Marcy, le cou orné du torque de bronze.
Les temps passèrent. Un certain Corbon, gouverneur du pays au VIIe siècle, fonda une « villa » sur les hauteurs. Riche domaine où le propriétaire, aidé de ses serviteurs, détenait, entouré de ses terres, tout ce qu’il fallait pour vivre en autarcie.
Corbon avait un fils, lequel abbé de Flavigny, en Côte d’Or, devenant un jour son héritier projeta de fonder sur les terres paternelles, un prieuré, filiale de Flavigny.
Cela ne se fit pas en un jour. De pourparlers en autorisations royales les fondations s’élèvent en 864, la première communauté s’y installe, un prieur et douze moines, c’est la règle, toujours sous la dépendance de l’abbé de Flavigny.
Mais on ne tarde pas à s’apercevoir que la distance est bien longue.
En effet, chaque année le prieur doit s’y rendre, y séjourner quelque temps. Sans compter que si la communauté a la jouissance du domaine, elle paie une redevance annuelle de nature et en espèces. Elle est tenue de fournir des étoffes de laine en décembre et de subvenir deux fois par an aux frais du repas des moines de Flavigny. En échange, on met en commun les bonnes œuvres et les prières.
Que devient Corbigny ? Qui dit abbaye dit reliques. On en fit venir de Touraine, ou de Tournus on ne sait plus trop, celles de St Léonard et Corbigny devint Corbegni les St léonard. Quelques miracles survenant à point, le chemin de Compostelle, les pèlerins affluèrent. Les maisons édifiées autour de l’abbaye ne suffirent plus. On traversa l’Anguison, au delà c’était un marécage, on bâtit les substructions nécessaires, quelques maisons du centre ville ont encore leurs fondations sur pilotis. La ville se mit à exister. Une ville prospère.
Qui dit aisance dit rivalité. Les grandes Compagnies ravagèrent, on eut maille à partir avec les Armagnacs – Corbigny tenait pour les Bourguignons– il fallut songer à fortifier.
Quatorze tours, cinq portes. A partir de cette époque Corbigny ressemble à ce qu’elle sera au cours des siècles suivants, tout au moins jusqu’à la Révolution. Entourée de murailles, face à celles de l’abbaye mais moins élevées, cette dernière entendant bien qu’on ne mit pas en doute son pouvoir spirituel, ainsi d’ailleurs que temporel . Corbigny vivant dans sa mouvance faisait valoir ses possessions de la même manière que la noblesse régnait sur ses domaines.
Les fortifications élevées aux frais des habitants n’impressionnèrent guère les protestants qui en 1563 conquirent la ville, il est vrai par surprise. Ils tinrent le haut du pavé jusqu’à la fin du siècle et au delà. Gens de savoir, éclairés, ceux ci formèrent à peu près tout ce qui comptait de notables. Ces temps anciens nous ont laissé quelques belles demeures.
Quant à l’abbaye, entre temps devenue royale et passée sous le détestable régime des abbés commandataires, vivants à Paris et se contentant de passer une fois l’an pour récolter les bénéfices, il en alla ainsi jusqu’à la Révolution. La dernière modification des bâtiments date de 1754, les travaux n’étaient pas terminés en 1789, il y restait quatre moines.
Ainsi au long des siècles, séparées par l’Anguison, leurs fortifications se faisant face, l’abbaye et la ville partagèrent-elles heurs et malheurs.
Aujourd’hui il n’y a plus de murailles, la ville est toujours là, vivante. L’Anguison l’enserre mollement et permet à la vieille dame fatiguée qu’est devenue l’abbaye de contempler de l’autre côté quelques restes des temps révolus : trois tours massives, celles du quinzième, deux rondes et une carrée qui ont l’air revenues de tout et, de l’autre côté de l’eau, patientent en se disant que tout a une fin.

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